

Ou Mikami réinvente l'horreur videoludique...
Salut, çà fasait longtemps que je n'avais pas fait de retro consacré à la première PlayStation, voilà que je vais réparer cet affront grâce ce mini-dossier qui reviendra sur les origines de l'une des plus grandes saga de Capcom, et du jeu video en général.
Comme vous l'avez compri, il ne s'agira pas d'un vulgaire test, mais d'un petit post historique qui reviendra sur le parcours de création du premier Resident Evil. Bonne lecture!
Comme tout le monde le sait, Bio Hazard n'est pas vraiment un précurseur du genre survival-horror. En effet, on a eu avant lui Alone in the Dark de Frederic Raynal, et même un très vieux jeu de Capcom sur Famicom qui s'appelait Sweet Home, et qui est un peu le papa de l'horreur videoludique.
Tout le monde le sait, Capcom est une société qui n'a eu de cesse d'innover dans le monde videoludique. Des titres comme Street Fighter II (inventeur du Versus fighting), ou encore dernièrement Killer 7. Avec le passage de témoins entre la generation 16 bits et 32 bits, et l'ère du tout 3D, Capcom qui depuis son cher Street Fighter II (encore lui!) se devait à nouveau de marquer son territoire et surtout de balancer à tous les acteurs du marché, leur vision videoludique de demain.
Il fallait innover, se remettre en question, se creuser la cervelle. Entre en jeu un trublion de Capcom, à qui cette tâche sera confiée, qui est Shinji Mikami. Qui mieux que lui peut avoir une telle envie de changement? Lui qui était confiné dans l'ère Super Famicom (et Famicom) à adapter les licences Disney comme Aladdin, Duke tales, Goof Troop etc... Le monsieur a un fort penchant pour l'horreur, et souhaite faire une suite à Sweet Home, en 3D.
Le patron de la boîte lui accorde les crédits et une équipe autour de lui, et dès 1993, le grand gourou se met à plancher sur ce projet fou, un jeu video qui fasse vraiment peur.
Les premiers mois de développement donneront naissance à une espèce de jeu de shoot en full 3D, où il faut dézinguer du zombie à tout va. Mikami voit que çà ne va pas, que çà fait pas du tout peur et décide d'aller s'inspirer sur les autres.
Bien qu'il ne l'ait jamais avoué, je pense que Alone in the Dark a été quelque peu plagié par Bio Hazard. Mikami décide de faire un jeu en vue à la 3e personne avec des personnages en 3D évoluant dans des décors en 2D fixes, avec des angles de camera fixes. Cette mauvaise foi de Mikami, ne rend bien évidement pas hommage à cette homme, car il a su quand même transcender, réinventer un genre. Il ne cessera de répéter que son inspiration vient de Sweet home et c'est tout!
Le rendu visuel du jeu est ébourrifant pour l'époque, et la jouabilité si special et si lourde qui caracterise la serie des Bio Hazard, renforce cette impression de claustrophobie. On est pris à la gorge, et le fait de ne pas disposer de vue qui permet au joueur d'anticiper un minimun, fait que le tension ne redescend pratiquement jamais!
Enfin, l'univers du premier opus a marqué toute une generation de joueurs. Les S.T.A.R.S ne sont pas des super héros, mais des gars terriblement humains (courage et lâcheté). La psychologie des personnages est magnifiquement travaillé pour un jeu d'action nouvelle generation. On send l'influence des Romero et compagnie dans l'oeuvre de Mikami.
Au final, les objectifs de vente du premier opus de Bio Hazard étaient de 300 000 ventes environ entre la Playstation et la Saturn. La serie à ce jour a réalisé près de 30 Millions de ventes, et est accéssoirement la saga qui a rapporté le plus d'argent à Capcom. Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître!
Sinon, je ferais bientôt un vrai test de ce jeu dans sa version Game Cube, donc restez fidèle!

Titre: BIO HAZARD
Concepteur: CAPCOM
Genre: SURVIVAL HORROR
Année: 1996
Dispo sur: SATURN, PC, GAME CUBE, NINTENDO DS
Note: 8/10


Et en bonus, la publicité japonaise du jeu qui est.... hum hum...assez raté! C'est le moins que l'on puisse dire...

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posted the 12/17/2006 at 06:36 PM by
alexkidd jf.com